Quelques oreilles ont déjà eu la "primeur" de cette métaphore. Elles m'ont servie de répétition pour ce texte.
L'idée est simple: Un décés dans une famille c'est comme un tremblement de terre. Comme un tremblement de terre il y a un épicentre: le cercle familiale,. Comme un tremblement de terre il y a une amplitude sur une échelle. Cette amplitude est fonction de l'age, des circonstances, du contexte familiale...
Comme un tremblement de terre, autour de l'épicentre c'est la dévastation. Ruines. Gravas. Plus on s'éloigne de l'épicentre moins les dégats se font sentir, se voient. Vous pouvez vous reporter à la mesure de la gravité de la maladie, plus on est éloigné du malade, moins la maladie est grave.
Voila pourquoi peut-être que je vais prendre l'air loin de l'épicentre.
Rassurez-vous, il est en reconstruction. Après le séïsme de nouveaux batiments, une nouvelle organisation issus des leçons du passé se mettent en place.
Donc je vais vers de nouveaux lieux, de nouvelles rencontres. Des gens, des endroits où les dégats du séïsme se font moins sentir. Où les dégats se voient moins.
Où je ne suis pas acceuilli comme un rescapé, une victime ou un témoin du drame. Ils en ont bien une vague idée mais comme moi j'ai une vague idée des différentes histoires qui ont frappés ici où là...
J'ai probablement l'air d'aller mieux! C'est trop tôt? Pourquoi? Oui je vais un peu mieux mais que les pisse-vinaigres se rassurent, les dégats au sein de mon épicentre me donnent encore beaucoup de peine. Elle m'envahit surtout quand je suis seul. Alors courageusement, je m'arrange pour ne pas rester seul...
On verra bien si je fais bien.
C'est vrai que je lutte contre l'envie de tout changer. Changer de lieu. Changer de vie. Commencer un nouveau film. Ou au moins un nouvel épisode....
On verra bien.....